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Des personnalités marquantes...

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Une histoire de servitude et de grâces...
Dans l’histoire de l’esclavage, Sainte-Marie offrit au monde des modèles de compassion et de générosité. Parmi eux, le père Monnet et le frère Scubilion.



ALEXANDRE MONNET, « Le père des noirs » (1812-1849)
Né le 4 janvier 1812 dans le nord de la France, le jeune prêtre arrive dans l’île le 9 juin 1840, après 88 jours de traversée éprouvante. Il apprend la langue créole pour éduquer et intégrer les esclaves dans la société de plantation. Il fonde à leur intention un fonds de secours mutuel, multiplie les initiatives pour les plus vieux et les délaissés. À partir de 1841, il construit avec les esclaves, leur église de la Rivière des Pluies. Il n’assiste pas malheureusement à l’abolition de l’esclavage dans l’île, le 20 décembre 1848, car il est en poste à Mayotte, où il meurt le 1er décembre 1849. Ses restes reviennent à La Réunion le 2 décembre 1856. Les nouveaux affranchis portent  alors son cercueil  à dos d’homme entre le port de Saint-Denis et l’église de la Rivière des Pluies où il est inhumé.

 
JEAN-BERNARD ROUSSEAU, Le Frère Scubilion (1797-1867)
Né dans l’Yonne en 1797, le frère Scubilion fait partie de La Congrégation des Frères des Écoles  Chrétiennes lorsqu’il arrive à Bourbon en 1833. « Esclave des esclaves » pour Mgr Aubry, il consacre sa vie à l’enseignement. Il lutte contre les abus et mauvais traitements dont ils sont victimes. Après avoir œuvré dans plusieurs communes de l’île, il s’installe définitivement à Sainte-Marie en 1857. Il est proclamé « Bienheureux » par le Pape Jean-Paul II en 1989. Le mausolée qui abrite sa dépouille attire tout au long de l’année de nombreux fidèles et un fervent pèlerinage, le 20 décembre.
La commune a également participé à tous les grands débats de l’histoire de l’île avec hauteur, tolérance et grandeur. De la période révolutionnaire (1790-1804), avec Gilles de Moinville, partisan de l’ordre et de la loi, au combat pour la Départementalisation avec Louis Lagourgue, Roger Payet et Marcel Cerneau, les fils de Sainte-Marie se sont comportés avec distinction. Charles Desbassayns présida le Conseil général en 1856 et fut choisi pour être le premier président de la Chambre d’Agriculture en 1854. Henri Martin-Flacourt, maire de Sainte-Marie fut également président du Conseil colonial. La période la plus délicate fut la fin du XIXe siècle quand le Crédit Foncier Colonial finançait des candidatures et pesait sur la vie politique locale.

 
FRANÇOISE CHASTELAIN, Grand-mère des Réunionnais (1654-1730)
Françoise Chastelain serait née le 23 novembre 1654. Orpheline, elle est envoyée dans les colonies de l’océan Indien. Elle épouse à Madagascar Jacques Lelièvre. Échappant au massacre de Fort-Dauphin, le couple s’installe à Bourbon en 1676. Veuve de Lelièvre, de Michel Esparon, tous deux tués par des Marrons, et de Jacques Carré, elle épouse en 1694 Augustin Panon. Ils s’installent à La Mare et développent l’agriculture.

 
ANNE MOUSSO, La première Sainte-Marienne (1668-1733)
Fille de Jean Mousso et de Marie Cazo, deux des dix Malgaches arrivés avec Louis Payen au tout début du peuplement de l’île, Anne Mousso est née à Saint-Paul en 1668. Elle fut vraisemblablement la première fille née à Bourbon. Après son mariage avec Noël Tessier en 1687, elle participe à la mise en valeur de Sainte-Marie en développant l’agriculture et l’élevage. Elle donne terrains et argent pour construire l’église paroissiale et le cimetière, au cœur du quartier naissant.

 

CHARLES DESBASSAYNS, L’industrie sucrière moderne (1782-1863)
Charles est né à Saint-Paul le 28 octobre 1782. Il part se former aux États-Unis. Il est le père de l’industrie sucrière moderne qu’il développe au Chaudron et à la Rivière des Pluies. Conseiller colonial en 1826, conseiller municipal et conseiller général de Sainte-Marie, il devient président du Conseil général en 1856. Il fut aussi le premier président de la Chambre d’Agriculture en 1854.

 
AIMÉE PIGNOLET DE FRESNES, Cofondatrice de la Congrégation des Filles de Marie (1810-1889)
Aimée naît le 2 juin 1810. Issue d’une famille bourgeoise, elle décide de consacrer sa vie à lutter contre la pauvreté. Dans une île marquée par l’esclavage, elle s’occupe des vieillards, des infirmes, des lépreux et de tous les délaissés de la société de plantation. Sa priorité est l’éducation, car, en tant que fille, elle n’a pas bénéficié des bienfaits de l’école. En 1849, elle fonde la congrégation des Filles de Marie, en regroupant douze jeunes filles dont huit anciennes esclaves noires. Elle devient Madeleine de la Croix. Elle ouvre écoles et orphelinats, contribuant ainsi à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.

 

PIERRE LOUIS FRÉDERIC LEVAVASSEUR, Cofondateur de la Congrégation des Filles de Marie (1811-1882)
Né à Sainte-Marie le 25 février 1811, il est ordonné prêtre le 13 septembre 1841 à Saint-Sulpice. De retour dans l’île en 1842, il n’a de cesse de venir en aide aux esclaves et de jeter les bases d’une « communauté de foi où Blancs et Noirs vivraient ensemble ». En 1849, il créera avec sa cousine Aimée Pignolet de Fresnes, la Congrégation des Filles de Marie. Ses cendres, rapportées dans l’île dans les années 1960, sont déposées à la maison de la congrégation à La Providence.

 
VINCENT BOYER DE LA GIRODAY, Le plus long majorat de la commune (1878-1944)
Né à Quartier-Français le 14 février 1878, il fait des études d’ingénieur à Lille, puis revient s’occuper de la propriété familiale à La Révolution. Élu maire de Sainte-Marie en 1908, il le reste jusqu’en 1944, ce qui constitue le majorat le plus long de la commune. Président de la Chambre d’Agriculture de 1922 à 1943, il meurt le 17 janvier 1944 après une vie consacrée au service public.

 

JEAN-BAPTISTE VARONDIN, « L’avocat des petits » (1886-1970)
Jean-Baptiste Varondin naît le 9 décembre 1886. Il est le premier Réunionnais d’origine indienne titulaire du Brevet Élémentaire. Conseiller municipal de Sainte-Marie, il est surnommé « l’avocat des petits ».
Bâtisseur de l’école primaire de Bois Rouge, une des rares à l’époque à disposer d’une cantine scolaire, c’est lui qui fait l’avance des premiers salaires des deux institutrices. Il introduit dans l’île, la canne Bonbon et la canne Ti-Java, baptisée canne Varondin. Il est nommé Chevalier du Saint-Esprit et Chevalier du Mérite Agricole.

 
HIPPOLYTE FOUCQUE, Un brillant homme de lettres (1887-1970)
Fils d’un directeur de l’usine de La Mare, Hippolyte Foucque naît le 15 mars 1887 à Sainte- Marie. Agrégé d’université en 1913, après des études à Paris, il s’engage avec héroïsme dans la Grande Guerre.
De retour à La Réunion, il est nommé proviseur du lycée Leconte de Lisle en 1930 et prend la direction de l’Éducation Nationale dans la Colonie. Spécialiste du poète Leconte de Lisle, il a présidé l’Académie de La Réunion et écrit sur l’histoire littéraire de l’île.

 

JEAN HINGLO, Le premier Président de la Sécurité Sociale (1900-1968)
Né le 6 novembre 1900 à Sainte-Marie, ce boursier de la Colonie réussit le concours des douanes et sera chef du service du Ravitaillement dans La Réunion d’après-guerre.
Douanier syndicaliste, il sera maire de Sainte-Marie de 1945 à 1959 et président du premier conseil d’administration de la Caisse de Sécurité Sociale le 16 septembre 1948.
Il meurt à Paris le 4 février 1968 et est enterré au cimetière des Lilas.

 
ANN-MARY DE GAUDIN DE LAGRANGE, Une poétesse de talent (1902-1943)
Née le 11 octobre 1902 dans une famille marquée par les voyages entre les Seychelles, la France et La Réunion, et les échecs économiques, Ann-Mary passe tardivement son baccalauréat au lycée Leconte de Lisle et désire consacrer sa vie à l’écriture.
Poétesse de l’île sucrière, marquée par l’Inde de Tagore et l’histoire de Sainte-Marie, elle est élue, le 8 décembre 1938, membre correspondant de l’Académie de La Réunion.
Elle est enterrée dans le vieux cimetière jésuite de La Ressource.

 

ÉMILE HUGOT, « Monsieur Sucre » (1904-1993)
Fils d’Anatole Hugot, directeur d’usine sucrière, Émile, né le 9 juin 1904, consacrera toute sa vie au sucre. Ingénieur des Arts et Métiers de Paris, il est chimiste dans des sucreries métropolitaines avant de rentrer pour prendre la direction de l’usine de La Mare. En 1948, il crée les Sucreries de Bourbon. Premier président français de l’Internationale Sucrière, son ouvrage Handbook of cane sugar engineering, paru en 1960, le consacre comme autorité mondiale sur le sucre.

 
PIERRE LAGOURGUE, Homme politique et bâtisseur (1921-1998)

Fils de Léon Lagourgue, directeur de l’usine de La Mare, Pierre Lagourgue est né à Sainte-Marie le 3 janvier 1921. Prenant ses distances avec la canne, il devient médecin radiologue. Positionné au centre, il rayonnera dans la vie politique locale où il exercera la quasi-totalité des mandats : conseiller municipal, général et régional, député, sénateur, président de la Région et du Département. Rassembleur et bâtisseur, il est à l’origine de la fin du monopole de la desserte aérienne. Il a également contribué à la construction de 9 000 logements et 13 lycées.



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