La flamme du soldat inconnu

La flamme du soldat inconnu

Le mercredi 9 novembre 2022, la ville de Sainte-Marie a eu l’honneur d’accueillir la flamme du soldat inconnu. Un événement républicain en présence du Maire Richard NIRLO et Ary LANGENIER, Président de la section de la Société des Membres de la Légion d’Honneur et son bureau.

« C’est avec honneur et respect que mon Conseil municipal et moi-même accueillons la flamme du souvenir du soldat inconnu sur notre territoireJe souhaite vivement que nous perpétuions le devoir de mémoire » a précisé le Maire Richard NIRLO dans son discours d’accueil.

Le premier magistrat de la Ville a souhaité également mettre en valeur l’héroïsme des Réunionnais. « Lorsque nous évoquons les héros de la guerre, un nom nous vient à l’esprit, celui de Roland Garros. L’aviateur français, lieutenant pilote lors de la Première Guerre mondiale, est né le 6 octobre 1888 à Saint-Denis de La Réunion et il est mort dans un combat aérien le 5 octobre 1918 à Vouziers (Ardennes). Il a reçu son brevet de pilotage à l’aérodrome de Cholet en Maine-et-Loire. Est le 1er a avoir appliqué puis améliorer le tir à travers l’hélice lors de la 1ère guerre mondiale. »

Puis de rajouter : « J’aimerai rendre ici hommage à nos combattants ultramarins de la première guerre mondiale. A tous les héros Réunionnais qui ont pleinement participé à l’effort de guerre et qui auront contribué à écrire une page de notre histoire commune de la République. » Le Maire de Sainte-Marie a conclu son discours en s’adressant aux jeunes générations : « Vous êtes les héritiers de l’histoire et les messagers de demain.« 

Pourquoi une flamme du soldat inconnu ?

Le 10 novembre 1920 à Verdun, le ministre des Pensions André Maginot avec à ses côtés le soldat Auguste Thin désigne le soldat inconnu parmi 8 cercueils contenant les corps de 8 soldats français non identifiés. La nécessité s’imposait dans un contexte d’émotion nationale, de rendre hommage à tous ceux qui ont donné leur vie pour notre pays.

À la suite du traumatisme de la Première Guerre mondiale (1,4 million de morts – 3,6 millions de blessés – plus d’un million d’invalides civils et militaires), les autorités nationales et les associations organisent le culte de la mémoire des soldats morts pour la France afin de perpétuer à travers de lieux symboliques, l’exemple de leur patriotisme et de leur sacrifice. L’Arc de Triomphe, au même titre que Verdun et Rethondes, est ainsi mis en valeur.

L’idée d’un culte rendu à la dépouille d’un soldat inconnu qui représenterait tous les combattants français tombés au champ d’honneur lors de la Grande Guerre germe dès 1916. Au travers des journaux de l’époque, la bataille du lieu d’inhumation se joue. Ce n’est que le 8 novembre 1920 que la Chambre des députés puis le Sénat vote une loi instituant l’inhumation d’un soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe.

Il est transféré sous l’Arc de Triomphe le 11 novembre 1920 puis sera inhumé à son emplacement définitif le 28 janvier 1921.